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Grands-parents, faites pousser votre arbre généalogique

Grands-parents, faites pousser votre arbre généalogique

2020-10-31 16:29:50 – Cerise

Grands-parents, faites pousser votre arbre généalogique Grands-parents Faire pousser leurs arbres généalogiques amusera beaucoup vos petits-enfants. Jeu de piste aux multiples ramifications, ils prendront rapidement goût à ces recherches qui les revêtiront du plus beau costume de Sherlock Holmes. Non seulement ils y découvriront leurs racines mais, en plus, cela leurs permettra de s’accaparer des liens intergénérationnels dans leurs familles.

L’enfant se construit en recréant sa ‘préhistoire’

Comme le disait Françoise Dolto, la question des origines est une étape essentielle dans la construction de la personnalité de l’enfant. Elle affirmait que « l’enfant a toujours l’intuition de son histoire. Si la vérité lui est dite, cette vérité le construit. »

Et Denise Rebondy (psychothérapeute) va dans le même sens lorsqu’elle dit : « pour grandir un enfant a besoin de savoir d’où il vient ; autrement dit pour se former, il a besoin d’être informé » car « l’enfant se construit en recréant sa ‘préhistoire’ ». Un enfant commence à se poser des questions sur ses origines dès l’âge de 5-6 ans environ. Entre la tante Julie, le cousin Arthur, la maman de maman, le papy de papa…Difficile pour lui de s’y retrouver ! Et Denise Rebondy explique « Ils ont souvent du mal à se repérer dans les liens familiaux. Le dessin de l’arbre est un travail symbolique qui permet de comprendre comment s’articule sa famille, de se représenter la succession des générations et de mieux appréhender la notion du temps qui passe. »

  • Et si c’est un peu plus compliqué ?

Divorce, remariage, famille monoparentale, recomposée

« Surtout ne renoncer pas à le faire, bien au contraire ! Cela rendra plus clairs les liens du sang, ceux du cœur… Il est utile de rendre sa place à chacun, insiste Denise Rebondy. Par exemple, dans le cas d’une famille recomposée, il suffit de dessiner deux arbres qui fusionnent au niveau de la maman, du papa…Il peut évidemment y avoir trois arbres quand chacun des parents a refait sa vie. Ainsi les enfants visualisent leurs demi-frères et sœurs. Ils comprennent qu’ils ont des grands-parents communs et des grands-parents propres… »


A Lire :

  • « D’où je viens, moi ? » de Denise Rebondy aux éd.Le Courrier du livre, p. 83, 15€.

  • La généalogie est un pont…

Pour faire pousser votre arbre généalogique, il vous faudra raconter, partager, transmettre votre histoire, vos émotions, raconter ce qu’était la famille il y a 150 à 250 ans !

Il faudra dire, mais aussi tisser un récit pendant de longs mois avec eux bien sûr, mais aussi avec vous-même.

La généalogie est un pont qui permet de relier le passé, le présent et le futur et qui de mieux placé que les grands-parents, qui sont les acteurs principaux de la transmission. Ils font le lien entre les différents membres de la famille et entre les générations, ils sont la mémoire familiale !


La Journée internationale des Droits de l’Enfant et l’Unicef, affirment que la connaissance des origines est constructive pour les jeunes.


Le rôle des grands-parents est aussi celui de transmettre des histoires de vies, des vies de votre famille et donc, de la leur. Cette histoire, c’est d’abord et avant tout, ouvrir les albums de photos dans lesquels ils découvriront leurs aïeux au travers de jolies photos en noir et blanc d’un autre siècle. Laisser parler les images, quand parfois, les mots sont trop durs à dire.

Offrez votre mémoire à vos petits, vos rencontres, vos parents, vos grands-parents… N’oubliez pas que la mémoire est éphémère, alors n’hésitez pas, cela les aidera à se construire tout en s’amusant.

Toutes les histoires méritent d’être racontées, des plus belles aux plus tourmentées, car c’est aussi la leur.

  • Comment s’y prendre…

Soyons méticuleux !

Collectez avec vos petits-enfants, les noms, les prénoms, les âges, les dates de naissance et les lieux…

Quels étaient les noms des personnes de la famille : vos parents, leurs parents à eux… Dans les annuaires en lignes vous pouvez vous amuser à chercher les personnes qui ont le même nom de famille que l’enfant

Que faisaient-ils comme métiers : amusez-vous à les comparer aux métiers d’aujourd’hui.

Où habitaient-ils, venaient-ils d’un autre pays, parlaient-ils d’autres langues, habitaient-ils à la mer, à la campagne, dans les montagnes… : S’ils venaient d’ailleurs, parlez-lui des habitudes culinaires, des modes de vie, cherchez où se trouve ce pays ou ces pays, raconter pourquoi ils ont émigré…

Avez-vous vécu une guerre : et les aïeux ? Faites des recherches sur ces guerres…

Si un moment vous êtes bloqué dans vos recherches rendez-vous ensemble aux Archives d’État (www.arch.be ). Promenez-vous dans les cimetières où sont enterrés les membres de votre famille. S’ils sont enterrés à l’étranger, organisez un voyage sur la trace de ses ancêtres.

Cette recherche se transformera vite en jeu de piste et même parfois en chasse au trésor !

  • La généalogie, un engouement interactif…

La mondialisation, l’éparpillement des familles, le besoin viscéral de racines… tout concourt à faire de la généalogie une quête très contemporaine. Hier, c’était plutôt les retraités qui scrutaient le passé. Aujourd’hui, les jeunes générations ont besoin de remonter aux sources.

Pourquoi ce rajeunissement ?

Bon à savoir:Histoire de sa famille en vidéo

Outre les DVD et VHS, nombre de familles possèdent encore des vieux films super 8, des films argentiques, des négatifs de photos, des vinyles, ou encore des cassettes... Ceux-ci restent souvent dans les tiroirs ou dans un carton à la cave, faute d’appareils pour les visionner. Pourtant, avec les nouvelles technologies d’aujourd’hui, il est possible de les transférer sur d’autres supports comme le DVD ou le disque dur externe. De quoi faire revivre des moments émouvants d’antan ! voir www.familymovie.fr

L’essor d’Internet a rendu la généalogie plus attrayante, plus ludique, et plus aisée. Hier, c’étaient les hommes qui s’y intéressait, aujourd’hui, les femmes s’y sont activement impliquées. Cet engouement pour une activité qui nous renvoie vers notre passé est révélateur des aspirations actuelles.

La mondialisation suscite bien des questionnements et le besoin de savoir qui l’on est dans ce vaste monde, est de plus en plus présent. La généalogie permet d’éclairer notre histoire personnelle à travers celle de nos ascendants et, elle nous permet de nous replacer dans une histoire collective réconfortante.

Michel Sementéry, président de la Fédération Française de Généalogie et auteur, nous explique : « L’urbanisation a depuis plusieurs décennies dispersés les familles. Entre 1970 et 1990, les français ont pris de la distance avec leurs origines paysannes. Aujourd’hui, leurs descendants ressentent le besoin de renouer avec leurs racines perdues. Autre phénomène croissant, celui des familles recomposées dont les membres ont besoin de redéfinir leur filiation. J’entends souvent des enfants me dire fièrement : Moi, j’ai six grands-parents ! Mais ce n’est pas aussi simple. À travers la généalogie, je crois que l’on cherche autant à se recréer un socle familial qu’à retrouver sa place dans une chaîne rassurante. Entre ascendant et descendant, on existe ! ».

Marie Cappart a 43 ans et est bruxelloise. Historienne et généalogiste de profession, elle s’est prise de passion pour les histoires de famille. Elle donne des conférences et des cours de généalogie.

Dans son livre « Le guide de la généalogie en Belgique » elle partage ses bons conseils pour débuter et retrouver ses plus vieux ancêtres.

« En visitant régulièrement les archives, je me suis rendue compte que le public avait envie de se lancer sur la piste de leurs ancêtres mais ne savait pas trop comment s’y prendre, avec parfois des erreurs à la clé ou du temps perdu. J’ai donc eu envie de transmettre des bases et des pistes de recherches pour les encourager à se lancer. » Généalogiste à temps plein, ses recherches sont parfois empreintes d’émotions : « J’ai retrouvé des grands-parents ou des parents, inconnus de leurs descendants. C’est toujours émouvant de présenter des membres de familles aussi proches. Les connections avec des personnalités ou avec de grands évènements historiques sont toujours amusant à découvrir également. »

« Le Guide de la Généalogie en Belgique » reprend en presque 300 pages le parcours du chercheur : comment procéder dans une commune, dans un centre d’archive, à quoi peut s’attendre un généalogiste débutant, les pièges à éviter et les différentes stratégies de recherches qui peuvent être mise en place pour « booster » sa recherche.

-« Le guide de la généalogie en Belgique » de Marie Cappart aux éd. Jourdan, 18,90€.

Pour tout renseignement (devis, infos…) :

Marie Cappart

Hist.defamilles@gmail.com

www.histoires-de-familles.org

  • En pratique, on fait comment ? 

  1. Des formations en ligne : envie de vous former en restant chez vous, selon votre rythme et vos disponibilités ? Découvrez les formations de La revue française de généalogie sur www.rfgenealogie.com 
  2. Télécharger votre arbre : allez sur Internet pour télécharger le fameux arbre généalogique que vous remplirez ensemble. De nombreux sites permettent de télécharger une grande variété d’arbres, nous vous en sélectionnons quelques-uns : www.guide-genealogie.comwww.geneanet.orgwww.familysearch.orgwww.youtube.com/watch?v=B6NtzN_bUkg
  3. Des sites pour mieux s’y retrouver : 

Sur le site des Archives de l’État Belge : faites vos recherches par nom de famille, demandez des copies d’actes de naissance ou de décès des personnes recherchées, allez aux archives avec vos petits et faites vos recherches sur place. www.arch.be

Association Royale Office Généalogique et Héraldique de Belgique :www.oghb.be

Sur le site lavoute.org : une librairie généalogiste

Sur le site Brins d’histoires : de beaux livres édités en famille. Brins d’Histoires c’est un bouquet de service dédié aux livres de famille ou édités en tirages privés. A partir de textes et de documents fournis ou récupérés en ligne vous offrirez à vos petits-enfants le travail effectué ensemble en livre ou en ligne. www.brinsdhistoires.comwww.jeunesetgenealogie.fr

Pour la partie néerlandophone du pays : « Familiekunde Vlaanderen » est la principale association flamande de généalogie qui collabore avec la KUL. familiekunde-vlaanderen.be

Vous cherchez un prof. de généalogie : www.superprof.be/partez-traces-ancetres-histoire-familiale.html

  • Un peu de lecture :

A Lire avec eux :

  • Mon enquête généalogique : « Le mystère du poilu » de Marie-Odile Mergnac aux Éditions Rageot, 2018, p.128,   6,60€.
  • Mon enquête généalogique : « le soldat allemand » de Marie-Odile Mergnac aux Éditions Rageot, p. 128, 6,60€.
  • Papy ! Mamie ! : Raconte-moi tes souvenirs » inclus un arbre généalogique à remplir  de Sophie Bunel aux Editions Archives et culture, 2018, 7,50€.

Pour votre plaisir :

  • « Mille et une manières de faire de la généalogie avec les enfants: Introduire la généalogie dans l'éducation » de Yannick Doladille aux Éditions Archives et Culture, 2017, p.160, 15€
  • « Le guide de la généalogie en Belgique » de Marie Cappart, aux Éditions Jourdan, 2017, p.285, 18,90€.
  • « Faire de la généalogie avec les jeunes » de Evelyne Duret et Yannick Doladille aux Éditions Archives et Culture, 2019, p.96, 15€.
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