Seniorsmag.be

Rejoignez-nous
Ma Maison...ma Santé!

Ma Maison...ma Santé!

2018-12-21 06:11:19 – Cerise

Ma Maison...ma Santé! Santé Invisible, inodore mais pas anodine pour notre santé, la pollution de l’air intérieur a des origines très variées. Matériaux de construction, revêtements des sols et des murs, peintures, vernis, colles des papiers peint et des moquettes, meubles en bois aggloméré, produits d’entretien ménagers, désodorisants, émanations des appareils de chauffage et des fumées de tabac polluent insidieusement l’air que nous respirons. Pour purifier l’air d’une maison, il y a une solution toute simple et efficace, et ce sont les chercheurs de la NASA qui le disaient déjà en 1989 ! Pour eux, rien de tel que les plantes pour purifier notre cocon... Quelques exemples...

Si la NASA le dit! 

En 1989 déjà, la NASA rendait un rapport sur le rôle que jouent les plantes d’intérieur dans la réduction de la pollution de l’air. Les scientifiques avaient démontré la faculté de bio-épuration de certains végétaux, qui leur permet d’absorber les polluants que sont le formaldéhyde, le monoxyde de carbone, le toluène, le trichloréthylène ou le benzène. Les plantes, en plus de rendre nos intérieurs plus agréables visuellement, les rendent donc aussi plus sains.

C'est Bill Wolverton, un ingénieur de la Nasa, qui fut le premier à étudier la capacité d’absorption de plusieurs composés chimiques par les végétaux. Une cinquantaine de plantes d’intérieur, parmi les plus courantes, furent ainsi testées. Ses recherches sur la phytoépuration seront reprises partout dans le monde et approfondies. Elles ont contribué à établir la notion de qualité de l’air intérieur.
Outre, le fait que les plantes vertes, grâce à leur couleur apaisante, diminuent le stress, elles humidifient l’air, elles rejettent de l’oxygène et absorbent des agents polluants. Alors, ne vous privez pas de ces vraies magiciennes !


Le syndrome des bâtiments malsains, quesaco...

Les polluants se cachent partout :

Inodores et incolores, la plupart des polluants, exceptés l’ammoniac et la fumée de cigarette, restent difficiles à détecter… Faites le tour de votre intérieur, ils sont bien là…

  • L’ammoniac se rattache aux produits ménagers et de bricolage.

  • Les émissions de benzène proviennent des encres, peintures, plastiques, détergents, fumées de cigarette, produits de bricolage ou meubles.

  • Le formaldéhyde résulte de l’émanation des panneaux de bois aggloméré, des colles de moquette, de laine de roche comme celle de verre, des textiles d’ameublement, des papiers peints mais aussi des chaudières et de la fumée de cigarette.

  • Le monoxyde de carbone résulte des fumées, du chauffe-eau en passant par la combustion du gaz jusqu’aux cigarettes.

  • Le toluène découle de la présence de vernis, colles, moquettes, tapis, des traitements du bois, des produits dits à l’eau ainsi que des savons et des laques.

  • Xylène et trichloréthylène se retrouvent dans les colles, vernis, peintures et dégraissants.

La présence de ces substances toxiques volatiles provoque ce que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) appelle le «syndrome des bâtiments malsains». A forte concentration, ces polluants peuvent se révéler cancérigènes. À plus petite dose, ils provoquent des allergies, des crises d’asthme ainsi que des maux de tête et de la nervosité. Voir l'avis du Conseil Supérieur de la Santé sur la "Qualité de l'air intérieur en Belgique" (2017)

Et, après l’été, quand on commence à fermer portes et fenêtres, ce phénomène se fait d’autant plus sentir. Un bon plan pour éliminer ces pollutions: les plantes d’intérieur!

Le principe est tout naturel et fonctionne de jour comme de nuit. Les plantes absorbent par les feuilles les polluants de l’air, principalement le benzène, le formaldéhyde (formol), le xylène, le toluène, le trichloréthylène et l’ammoniac qui sont les agresseurs les mieux identifiés.

Ceux-ci sont ensuite filtrés et digérés par les racines qui les convertissent en produits organiques parfaitement sains qui servent à nourrir la plante. Par un processus de transpiration, la plante émet ensuite de l’oxygène sous forme de vapeur d’eau. En règle générale, plus une plante consomme d’eau, plus elle génère d’humidité et plus elle est à même d’éliminer des polluants.

 

Lesquelles choisir ?

 

L'Aglaonema

Même avec peu de lumière cette plante touffue et très décorative joue magnifiquement son rôle de dépolluante. Elle augmente son pouvoir absorbant quand elle grossit et est très facile à cultiver.

Posez-la : dans l'entrée, dans les pièces les plus sombres où la lumière est très peu présente. De plus, elle supporte sans sourciller le chauffage et la climatisation.

Elle absorbe: formaldéhyde, benzène, toluène  (peintures, colles, détachants, bois).

L'Anthurium ou Flamant rose

Très élégante, vétue de ses fleurs rouges brillantes toute l’année, elle arrive en tête des palmarès des dépolluantes même si sa culture est un peu délicate. D’après la Nasa, l’anthurium se classe en deuxième position pour la dépollution de l’ammoniac. 

Posez-la : dans la cuisine et la salle de bain pour l'humidité et la chaleur. 

Elle absorbe: xylène et ammoniac (insecticides, dégraissants, javel).

L’Areca ou Chrysalidocarpus lutescens

Originaire de Madagascar, l’Areca appartient à la famille des palmiers. Facile à cultiver, en pot comme au sol, cette plante exotique a besoin de soleil et d’eau en quantité. Dans un environnement bien exposé, elle peut atteindre jusqu’à 3 mètres de haut ! Son propriétaire veillera à l’arroser régulièrement : tous les deux jours en printemps et en été ; toutes les 2 semaines en automne et en hiver.

Posez-le : dans une pièce fraichement repeinte, surtout si la peinture utilisée contient du xylène.

Il absorbe :  le formaldéhyde retrouvé dans les matériaux de construction et le xylène des peintures.

L'Azalée ou Rhododendron indicum

Avec ses jolies fleurs roses, l'azalée en pot est un rayon de soleil dans la maison. 

Tout d'abord, il faut bien la choisir : une azalée de qualité présente de nombreux boutons fermes, à peine colorés. Avant de l'installer,  secouez-la pour se débarrasser des feuilles tombées.

Surveillez attentivement son arrosage car le manque d'eau peut la faire dépérir en 24 heures. Pour cela, observer la base du bois de l'azalée : la base doit toujours être foncée sur 1 ou 2 cm. Si l'azalée est claire jusqu'en bas, elle manque d'eau, si elle est foncée jusqu'en haut, elle en a trop. Attention : si elle apprécie les atmosphères humides, la plante ne supporte pas les excès de chaleur !

Placez-la: dans la cuisine ou la salle de bains pour sa capacité à absorber l’ammoniac.  À savoir, l’azalée supporte bien les lieux enfumés.

Elle absorbe : l'ammoniac, le Formaldéhyde et le xylène.
 

Le Palmier bambou ou  Chamaedorea

Ce palmier nain se situe elle aussi en tête de liste pour humidifier l’air et éliminer les polluants. Cette belle plante verte demande peu de soins et vit très longtemps dans le même pot.

Posez-la : dans le living ou dans le bureau lumineux mais sans soleil direct.

Elle absorbe: ammoniac, benzène, formaldéhyde, xylène (dégraissants, fumée de tabac, bois agglomérés, colles).

La Plante araignée ou  Chlorophytum

Avec ses longues feuilles fines, d’un vert franc, la plante-araignée donne une touche de peps à un intérieur. Elle se contente de peu d’eau et de peu de soleil. Son aspect chevelu et ses feuilles tombantes en font un objet décoratif le plus souvent suspendu, ou posé sur une étagère. Autre caractéristique de Chlorophytum : elle se multiplie très rapidement. A toutes pièces de la maison son pot !

Elle est aussi une des plantes les plus performantes pour l’oxygénation d’une pièce ainsi que pour l’absorption des émanations toxiques.

Posez-la: dans une pièce lumineuse mais sans soleil direct.

Elle absorbe: monoxyde de carbone en 24h, xylène et formaldéhyde (peintures, agglomérés, fumées de tabac, produits ménagers).

Le Chlorophytum comosum

Partie aérienne, racine et tubercule… toute la plante est dépolluante. Et quelle efficacité ! Elle supporte toutes les conditions de culture.

Placez-la : partout dans la maison avec une lumière modérée.

Elle absorbe : de nombreux polluants dont le formaldéhyde et la quasi totalité de monoxyde de carbone en 24 h. Mais aussi le Benzène, le Toluène et le Xylène.

Le Dragonnier ou Dracaena

Portée par un tronc robuste, le dragonnier développe une touffe de feuilles longues et éffilées, qui contribuent à la dépollution de l’atmosphère. Ces plantes dépolluantes supportent bien les arrosages irréguliers, ce qui les rend faciles à vivre. Elles sont toutefois toxiques pour les chats et chiens qui les ingèrent.

Posez-la : dans l'entrée, le couloir, dans votre bureau sans soleil direct. Les dragonniers se satisfont également des pièces les plus sombres sombres.

Elle absorbe: trichloréthylène, xylène, benzène, monoxyde de carbone (parois d’isolation, agglomérés, fumées de tabac). Seule la variété ‘Janeth Craig’ au feuillage vert foncé élimine aussi le formaldéhyde. 

Le Dieffenbachia ou Cannes des Muets

Attention, la plante est toxique et notamment la sève

Irritante pour la peau et toxique par ingestion, elle peut léser les muqueuses, provoquer une ulcération des lèvres, un oedème buccal et une paralysie du pharynx et de la langue. Elle est également dangereuse pour les yeux. Portez des gants lorsque vous manipulez cette plante, et installez-la hors de portée des enfants et des animaux.

Le Dieffenbachia fait partie de la vaste famille des Aracées. Il pousse à l'état naturel dans les forêts tropicales d'Amérique du Sud et des Antilles où il peut dépasser 1,40 m de hauteur. Cette jolie plante d'intérieur ornementale possède un large feuillage panaché et ne pose pas de problème de culture.

Posez-la : à une lumière vive, le plus près possible d'une fenêtre mais sans soleil direct excepté en plein hiver où la plante appréciera les rayons matinaux et vespéraux. Attention cette plante ne tolère pas une température inférieure à 15°C et se plaira beaucoup plus dans un appartement chauffé aux alentours de 20°C.

Elle absorbe : très éfficace contre le Toluène, le Xylène et le Formaldéhyde.

Dracæna odorant de Massange

Il se reconnaît à ses larges feuilles vertes, marquées en leur centre d’une bande dorée. Il est recommandé de l’installer dans une chambre ou tout autre endroit avec des meubles en bois aggloméré car il absorbe le formaldéhyde. Le Dræcena est la plante verte par excellence. Il tient parfaitement en bac, même pour les plus grands sujets qui peuvent être sortis en été. Dépolluant, le dracaena apporte aux intérieurs une touche d’exotisme et de couleur.

Posez-la : dans les chambres ou tout autre endroit avec des meubles en bois aggloméré.

Elle absorbe : la fumée de cigarette, la peinture et autres composés volatiles comme le Formaldéhyde, le Benzène et le Trichloréthylène.

Le Ficus benjamina ou Figuier pleureur

Posé sur une longue tige, cette boule de feuilles aux allures légères et éphémère, en font une des plantes d’intérieur les plus populaires. C’est un bon humidificateur d’atmosphère.

Posez-la : La plante se glisse dans n’importe quelle pièce lumineuse et dans un bureau lumineux, sans soleil direct.

Elle absorbe: formaldéhyde, xylène et ammoniac (mousses d’isolation, colle des moquettes, émanation des imprimantes et des photocopieurs).

Le Ficus elastica ou Caoutchouc

Très résistante, c’est la plante idéale pour les apprentis jardiniers. La largeur de ses feuilles produit beaucoup d’oxygène. Elle est peut-être la plante d’intérieur la plus emblématique. Celle qui, robuste, occupera notre appartement pendant des années. Pour le plus grand bien de l’air que nous respirons. D’après l’étude de la NASA, le ficus aurait la capacité de réduire de 50 % la concentration de formaldéhyde et de 30 % la concentration de benzène d’une pièce en une journée ! Ce qui fait que, parmi toutes les espèces de ficus, c’est le caoutchouc qui est le plus efficace contre le formaldéhyde.

Posez-la : dans le séjour lumineux, la véranda, le hall d’entrée, sans soleil direct.

Elle absorbe: ammoniac, benzèe, formaldéhyde, toluène, xylène (laques, colles, agglomérés, insecticides).

Figuier à feuilles de sabre ou Ficus Sabre ou encore Ficus Alii

Le ficus sabre est un superbe ficus aux longues feuilles retombantes en forme de sabre. Particulièrement résistant, il supportera les emplacements éloignés des fenêtres. Veillez cependant à lui offrir un arrosage régulier ! 
Cette espèce s’attaque à de nombreux polluants, plus particulièrement au formaldéhyde. Elle est efficace dans une cuisine récemment meublée en bois aggloméré. Elle se plaît à l’ombre légère et à la lumière vive, mais souffre au soleil direct.

Posez-la : dans votre cuisine fraîchement meublées en bois aggloméré avec de la lumière vive mais pas de soleil direct.

Elle absorbe : le formaldéhyde contenu dans le bois aggloméré, le vernis, la moquette et le linéoléum collés, dans les fenêtres en PVC et la peinture, le xylène présent dans la fumée de cigarette, les marqueurs et les feutres pour coloriage, le toluène contenu dans les meubles cirés, le parfum, le désodorisant, et la mousse d'isolation. Actif sur le trichloréthylène dans le nettoyage à sec des vêtements par exemple. Et enfin actif sur le benzène que l'on trouve dans les produits d'entretien, le parfum, la peinture, et la fumée de cigarette.

La Fougère de Boston ou Nephrolepis exaltata ‘Bostoniensis’

La fougère de Boston est l’une des championnes de la dépollution de l’air intérieur. Elle diminue les concentrations de 9 COVs, formaldéhyde en tête. Maintenue à chaleur constante, cette fougère croit toute l’année. Vaporisée régulièrement, elle contribue à élever notablement l’hygrométrie des pièces surchauffées.

Posez-la : dans un endroit chaud et humide, à la lumière vive. Attention à ne pas exposer directement au soleil sous peine de brûler son feuillage.

Elle absorbe : très efficace contre le formaldhéhyde et le xylène.

L'Hedera ou Lierre

Qui ne la connaît pas ? Vivifiante et résistante à la sécheresse, cette plante grimpante offre une surface foliaire importante qui peut couvrir des treillages et paravents.

Posez-la : dans la cuisine, le salon, l'atelier ou encore le bureau.

Elle absorbe: benzène en 24h, formaldéhyde, trichloréthylène et xylène (peintures, encres, matières plastiques, détergents).

Le Philodendron

De culture facile, cette liane peut devenir une géante. Son feuillage imposant oxygène bien l’atmosphère de nos maisons.

Posez-la : dans un vaste séjour, un loft ou un grand atelier bien chauffé et lumineux.

Elle absorbe: formaldéhyde (bois agglomérés, parois d’isolation, colles moquettes, peintures, produits ménagers).

Le pothos ou Scindapsus aureus

Un autre grand classique des intérieurs. Il s’agit d’une plante grimpante aux feuilles vertes maculées de jaune. Sa facilité d’entretien en fait un bon premier choix pour les débutants. Veuillez à ne le pas mettre à portée des enfants : sa sève toxique irrite la peau.

Posez-la : dans le coin bricolage

Elle absorbe absorbe bien le formaldéhyde, le toluène, le benzène et les hexanes. Il débarrasse aussi l’air du monoxyde de carbone.

Le Palmier bambou ou Chamædorea seifrizii

 

Le Raphis ou Lady Palm

Dans la famille des palmiers, voici le rhapis. Vous le choisirez, sans aucun doute, pour l’élégance de son feuillage, qui lui vaut le nom de Lady Palm. Ensuite pour sa facilité d’entretien. Loin des forêts du sud-est de l’Asie d’où il vient, le palmier-bambou atteint lentement les 1m50. Il s’épanouit plus volontiers dans les environnements où il fait humide.

Posez-le: dans la cuisine, là où sont utilisés le plus de produits d’entretien.

Il absorbe : le rhapis arrive en tête des plantes qui élimine l’amoniac.

Le Scindapsus ou Pothos

Cultivée en suspension ou sur un tuteur, elle humidifie une atmosphère trop sèche et absorbe les polluants des matériaux de décoration.

Posez-la : dans le bureau ou l'atelier, parfait dans une pièce fraîchement repeinte.

Elle absorbe : formaldéhyde et monoxyde de carbone (peintures, produits ménagers, appareils de chauffage, fumée de tabac).

Le Spatiphyllum ou Fleur de lune

Très poétique et aérienne, avec ses grandes fleurs blanches présentent toute l’année, la Fleur de Lune reste la plante championne toutes catégories de la dépollution de l’air. 

Posez-la : dans des pièce claires à ombragées, chaudes en été, plus fraîche en hiver.

Elle absorbe: formaldéhyde, trichloréthylène, xylène et ammoniac (fumées de tabac, produits ménagers), un grand nombre de composés organiques volatils contenu notamment dans les matériaux d’aménagement intérieur (peintures, colles, vernis…). Ce qui en fait un solide allié des bricoleurs

À poser sur nos table 

Un joli bouquet de Gerbera ou Gerbera jamesonii

Avec son allure de marguerite de grande taille, le gerbera est un incontournable des bouquets. Bonne nouvelle, il purifie aussi l’air intérieur ! Il colorera votre habitat plus longtemps s’il bénéficie d’un soleil franc et d’eau en quantité.

Posez-la : c’est la plante idéale des pièces fréquentées par les fumeurs.

Elle absorbe : possède un fort pouvoir absorbant contre le formaldéhyde, le toluène, le benzène, le trichloéthylène. 

# Plantes dépolluantes # Santé # Pollution intérieure # Syndrome des bâtiments malsains # Purifier l'air de la maison