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Jardiner avec vos petits-enfants...un terrain de jeu pour bien vieillir!

Jardiner avec vos petits-enfants...un terrain de jeu pour bien vieillir!

2020-10-28 15:15:13 – Cerise

Jardiner avec vos petits-enfants...un terrain de jeu pour bien vieillir! Santé Prendre le temps de jardiner avec vos petits-enfants, c’est non seulement une véritable école de la vie, mais aussi une façon de rester actif. Pas besoin d’un jardin… pour devenir jardinier ! Sur un coin de balcon, d’une terrasse, plantez et regardez pousser avec les enfants de la ciboulette, des tomates et des fraises… Le jardin et la nature demandent beaucoup de patience !

Pour commencer, prenez le temps de vous balader en forêt ou dans les espaces verts, les jardins publics… aux différentes périodes de l’année. Vos petits auront tout le loisir de découvrir le rythme des saisons, de découvrir les fleurs, les fruits, les insectes et petits animaux qui se baladent dans la nature. Vous profiterez de ces petites virées pour leurs inculquer des valeurs fondamentales telles que la patience, le respect de la nature, de la faune et de la flore.

À quel âge ?

Se salir est bon pour la santé des enfants!

Nombreux sont les parents et les grands-parents qui pensent que pour la santé des plus jeunes, il faut aseptiser leur lieu de vie.

Dans son livre intitulé « The Dirt Cure »(éd. Simon & Schuster) traduisez « Bain de saleté », Maya Shetreat-Klein, pédiatre et neurologue américaine, nous explique à quel point laisser les enfants se salir est bénéfique pour leur santé. À trop vouloir fuir les microbes, le système immunitaire n’est plus stimulé et s’affaiblit.

En 2012, des chercheurs ont observés la communauté des Amish (États-Unis) et ont constaté que le pourcentage des personnes allergiques était 10 fois moins important que partout ailleurs dans le pays. En cause, leur exposition aux microbes des étables, près des débris végétaux et du lait cru. En septembre 2015, des chercheurs belges de l’Université de Gand, ont également conclu que l’exposition aux poussières présentes dans les fermes pouvait prévenir les allergies et l’asthme.

 

  • 2 à 6 ans :

Le plaisir de jardiner avec votre petite tête blonde n’attend même pas le nombres d’années : vers 2 ou 3 ans, munis de leurs petites mains, les plus jeunes adorent déjà sentir, arroser, creuser et cueillir. Cette activité permet à l’enfant d’avoir un premier contact avec la terre et lui donne l’occasion d’appréhender les éléments naturels qui l’entoure. Toucher, malaxer, sentir l’odeur de la terre mouillée, voir pousser une feuille, goûter la récolte… Un peu comme la Madeleine de Proust.

Confiez-lui une pelle, il fera un trou, donnez-lui de la terre et il enfouira ses graines, un mini-arrosoir ? Pas grave s’il se mouille, on fera sécher le short.

Et c’est là qu’il apprendra la patience :  "dans combien de dodos elle apparaîtra ma carotte ?"

 

  • 7 à 10 ans :

C’est à partir de là que votre petit(e) jardinier(e) apprendra tout un tas de formules, et de mots savants… passage obligé pour devenir un vrai pro du jardinage ! Rempoter, praliner, bouturer… « T’as vu papy les fanes de mes radis ? Je vais bientôt pouvoir les éclaircir ! ». Il ne reste plus qu’à récolter et à apporter à mamy. Qui nous en fera un bon petit plat avec l’aide son petit jardinier.

Pensez à  l’équiper de vêtements qui ne risquent rien et des chaussures adaptées à la météo. Si vous avez un jardin ou partagez un jardin collectif, investissez dans une mini brouette et un arrosoir. Prêtez-lui vos petits outils à main.

  • Et les Ados dans tout ça ?

Jusqu’à 12 ans le jardinage est encore un moment de joyeuses complicités avec les grands-parents. C’est à partir de 13-14 ans que, parfois, les choses se gâtent : ne vous découragez pas continuez à insister pour qu’il vous accompagne dans cette activité. Insistez sur les bienfaits des sorties ensemble.

Les plantes faciles à cultiver avec les enfants

  • Sur le balcon ou la terrasse : tout jardinier qui se respecte cultive des plantes condimentaires. Du basilic, du thym, de la ciboulette…
  • Côté potager : on commencera avec des graines de « radis 18 jours » qui poussent très vite et donnent des récoltes rapides. Parfait pour les petits impatients ! Des « Tomates cerises » goûteuses et colorées à souhait.
  • Côté fleurs : les bulbes sont faciles à planter avec les enfants et en plus ils annoncent l’arrivée du printemps ! Les capucines grimpantes ou non, poussent très facilement et vous débarrassent des pucerons.

À lire :

Pour vous :

  • « Jardiner avec son enfant : Partagez la joie de cultiver et récolter ensemble vos propres légumes et fruits » de Cristina Rebière & Olivier Rebière collection Kids Expérience. 9,50€.
  • « Jardiner avec les enfants » de Jenny Hendy éd. Delachaux.24,90€.
  • « Les enfants ! Vous venez jardiner ? » de Ghislaine Deniau & Jean-Jacques Raynal éd. Terre Vivante. 14€.

Pour eux :

  • « Je plante, ça pousse !: Mon premier carré de jardin » (3-5 ans) de Philippe Asseray & Charlène Tong éd. Rusti’kid. 31€.
  • « Les secrets du potager » de Luc Foccroule & Annick Masson éd. Mijade. 7€.
  • « Comment poussent la salade et autres légumes ? » (6-10 ans) de Didier Balicevic & Anne-Sophie Baumann éd. Tourbillon. 11,95€

 

Jardiner pour préserver la santé des grands parents…

De nombreuses études démontrent que quand on apprécie cette activité, se mettre à biner ou à désherber suffit à faire baisser notre niveau de stress. Et, mieux encore, sans y penser on s’active physiquement, ce qui prévient les risques de problèmes cardio-vasculaires, de trouble de l’équilibre mais aussi sur certains effets du vieillissement.

Le psychiatre américain Benjamin Rush a fait redécouvrir les bienfaits du jardinage pour la santé physique, psychique et morale. En Europe, de nombreux spécialiste s’y sont intéressés et ont écrit des ouvrages pour mieux comprendre ce qu’est l’hortithérapie.

Jerôme Pellissier, auteur de « Jardins thérapeutiques et hortithérapie » (éd. Dunod- 29,90€) est intarissable sur le sujet : « Le jardin, c’est une manière de prendre soin de soi. Outre l’effet sportif, nourricier ou social avec la transmission des savoirs et de pratiques à travers les générations, il y a aussi l’aspect psychologique. En contact avec la terre, on se retrouve soi-même. Cette forme de concentration est hyper-reposante pour le cerveau. Le potentiel du jardin est très puissant… » Un ouvrage indispensable pour que jardins et humains prennent soin les uns des autres.

Études et recherches à l’appui, les psychologues Nicolas Guégen et Sébastien Meineri nous expliquent dans leur ouvrage « Pourquoi la nature nous fait du bien » (éd. Dunod- 16,90€) pourquoi la nature nous ressource et nous aide à mieux nous porter. Selon les études citées, les fleurs et les plantes ont un impact direct dans la ville, sur nos lieux de travail, dans les salles de cours à l’école et dans les chambres d’hôpitaux.

Les nouvelles façons de Jardiner…

Potagers collectifs, jardins partagés, fermes urbaines, trottoirs végétalisés… de nouvelles façons de semer des graines pour cultiver des liens. On s’y adonne bien sûr par amour de la nature, pour faire de belles découvertes avec nos petits-enfants, et pour s’impliquer, ensemble, dans la vie de la cité.

  • Jardins urbains

Des initiatives qui poussent ailleurs

  • En Suisse : le pays est pionnier des jardins urbains. Dans le canton de Bâle-Ville, 30% des toits plats sont végétalisés (un record mondial) afin d’attirer insectes et oiseaux et favoriser la biodiversité.
  • Au Royaume-Unis : c’est dans la ville de Todmorden, qui compte 15 000 habitants, que sont nés les Incroyables Comestibles, un mouvement citoyen visant à cultiver de la nourriture à partager.
  • En Grèce : près d’Athènes, l’ancien aéroport d’Hellinikon a été partiellement transformé en jardin où se relaient des dizaines de personnes qui occupent le site et le cultive pour se nourrir.

Sources : « Ils changent le monde ! 1001 initiatives de transition écologique. » de Rob Hopkins (Ed. Seuil, 2014, 14€), Association Terre et Humanisme.

 

De plus en plus de grands-parents veillent au contenu de leur assiette, achètent bio, se tournent vers les produits locaux, plantent bio et végétalisent la cité afin que leurs petits-enfants aient la chance de mieux vivre dans le futur. De plus, la végétalisation permet de mieux supporter la chaleur, d’atténuer les effets de la pollution et de favoriser la biodiversité

Renouer avec la nature est, tout à fait, possible dans les villes.

Selon Bruxelles Environnement, en 2017, environ 72% de bruxellois ont un potager public à moins de 500 mètres de chez eux.

Il n’est donc pas difficile de se joindre aux autres citoyens de votre commune afin de se retrouver régulièrement pour défricher, planter, cueillir ou encore composter des légumes et des fruits en tout genre.  Faites participer vos petits-enfants qui se réjouiront de pouvoir mettre les mains dans la terre et seront émerveillés de voir pousser des fruits et légumes qui finiront dans leur assiette.

Pour plus d’infos sur les potagers collectifs à Bruxelles : inspironslequartier.brussels  et www.environnement.brussels

Et dans d’autres villes belges: tapez « potagers urbains + le nom de votre ville ou de votre commune » dans votre moteur de recherche Internet.

  • Jardins partagés

Bien souvent, le jardinage est lié à la notion de partage. Qui n’a jamais fait profiter ses voisins d’un beau bouquet de fleurs ou de fruits fraîchement cueillis ?

Aujourd’hui, certains partagent leur lopin privé. Le site Savez-vous planter chez nous.com met en contact, dans votre région ou votre commune, des propriétaires de jardins et des personnes en quête d’un lopin de terre. Partager son potager à de nombreux avantages et notamment celui d’un entretien constant même en périodes de vacances.

Cette expérience est extraordinaire également au niveau de son caractère intergénérationnel. Seniors et plus jeunes ont une activité créative en commun : on plante ensemble, on entretient ensemble, on cueille ensemble et on mange ensemble. Une formidable découverte de la nature, des saisons et de beaux échanges avec les grands-parents. Que demander de plus !

Le site offre la possibilité d’échanger des graines ce qui permet à chacun de découvrir de nouvelles variétés.

www.plantezcheznous.com

 

  • Végétaliser son quartier pour embellir sa ville

 

Engagez-vous à embellir votre rue ou votre quartier au sein d’un projet collectif avec vos voisins. Un peu de vert en façade, on fleurit les balcons, on aménage un toit végétalisé, on plante pour attirer la biodiversité… Une foule d’idées existent pour amener la nature dans votre lieu de vie.

  • L’appel à projets « Inspirons Le Quartier » de Bruxelles Environnement est là pour vous accompagner dans la réalisation de vos projets collectifs de quartier et peut vous apporter un accompagnement méthodologique ainsi qu’un soutien financier pouvant aller jusqu’à 15.000€. Informez-vous sur inspironslequartier.brussels
  • De nombreuses communes lancent des appels à projets qui ont pour but d’embellir sa rue ou son quartier, renseignez-vous.
  • La commune de Schaerbeek soutient la végétalisation des rues : le Conseil Municipal a adopté un règlement communal relatif à la végétalisation privée sur l’espace public. Cet outil permet aux habitants qui le souhaitent de fleurir leur rue, planter au pied des arbres ou encore cultiver quelques légumes devant chez vous. Renseignements sur 1030.be/fr/schaerbeek-soutient-la-vegetalisation-des-rues
  • ...
  • Bêcher, semer et protéger la terre… Un acte militant !

 

C’est un mouvement citoyen né aux Royaume-Uni en 2008, « Incroyables Comestibles (IC) », qui a mis en route cette expérience : créer un maximum d’espaces pour faire pousser une nourriture saine et durable, à partager entre tous. lesincroyablescomestibles.fr/belgique/

Quelques exemples belges qui pourront vous donner des idées :

  • À Anthisnes (Province de Liège) : « Nous avons un thème différent chaque année. Celui de 2018 était « Cultivons malin ». Avec les enfants, nous avons planté, dans des bacs, des herbes aromatiques moins connues comme la menthe pomme ou sauge ananas, qui viennent de chez un producteur local qui utilise une agriculture raisonnée : « Le Jardin d’Antan ». »
  • À Andenne (Province de Namur): Ici, la nature est fort présente et la ville a souhaité réaménager un parc du centre-ville en lieu de biodiversité. « Ce lieu, propice pour un projet de potager urbain partagé, a reçu le feu vert des élus de la ville. » Cela donnera une vraie dimension sociale au projet par le partage des récoltes. En effet quoi de mieux que le jardinage pour rassembler générations et personnes d’horizons différents et échanger des trucs et astuces de façon conviviale ?
  • À Mont-Saint-Guibert (Province du Brabant Wallon) : Ici, « Les Incroyables Comestibles » sont nés de l’initiative de trois amies, Marie, Nathalie et Fabienne. « Habitant toutes les trois au cœur de Mont-Saint-Guibert nous souhaitons réunir et conscientiser un maximum d’habitants autour de ce projet. C’est après avoir visionné le film « Demain » ( de Cyril Dion et Mélanie Laurent) que tout a commencé. L’idée a germé pas mal de temps et il fallait trouver un endroit idéal. Nous avons donc contacté la Commune qui s’est montrée très emballée par le projet et nous a autorisé à adopter un espace public. » 
  • À Bruxelles : les initiatives se multiplient avec tout un réseau de jardins collectifs, familiaux et d’animations mis en place dans les quartiers. 

Pour les retrouver une carte interactive sur nobohan.be.

Plus d’infos pratiques sur : www.haricots.org , asblrcr.be/potager-collectif, goodfood.brussels

Comment faire pour démarrer un potager collectif? avec vos petits-enfants ?

Pour lancer son propre projet de potager urbain, il faut :

  • Définir un lieu adapté à la pousse d’aliments (4 à 5 heures d’ensoleillement conseillé selon le type de légumes ou de fruits désirés) mais aussi à l’âge de vos petits- enfants. Toits plats, parcs, terrains vagues ou inoccupés : les possibilités sont multiples, mais il faut veiller à contacter le propriétaire du lieu et passer un accord écrit avec lui (convention d’occupation).
  • Bruxelles Environnement et l’asbl « Le Début des Haricots » ont rédigés un guide méthodologique pour la création et la gestion des jardins collectifs. www.haricots.org
  • Bruxelles Environnement et l'asbl "Inspirons le quartier" regroupent sur leur site une série d'informations pratiques sur toutes les initiatives durables et citoyennes dans nos quartiers.
# Grands-parents # Jardinage # Transmission # temps libre # Ecologie