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Bientôt la fin du coton-tige ...

Bientôt la fin du coton-tige ...

2018-01-12 03:37:29 – Cerise

Bientôt la fin du coton-tige ... Santé Bientôt interdits chez nous, les cotons-tiges sont anti-écologiques voire même dangereux pour la santé. C'est maintenant une évidence pour l'Europe, ils sont nocifs et polluent notre planète! Mais alors, comment faire pour les remplacer et pour garder nos oreilles propres ? Voici quelques idées...

Banni du compost, pas toujours biodégradable, le coton tige est extrêmement polluant, au même titre que nos bonnes vieilles brosses à dents. D’aucuns l’utilisent quotidiennement, d’autres ne savent plus s’en passer. On estime à 16.000 le nombre de coton-tige en polyéthylène retrouvés l’an dernier dans les cours d’eau et le long des littoraux européens. Trop souvent jetés dans la cuvette des toilettes, les bâtons ouatés finissent inéluctablement dans les rivières et les océans. Un triste sort pour les poissons qui baignent déjà dans une marrée de plastique. Alors, dans le cadre d’une loi sur la biodiversité, la France a décidé d’en finir avec le coton tige en le faisant disparaître de ses rayons.

Nocif pour la santé

Combien de cotons-tiges vendus dans le monde ?

La célèbre marque de coton-tiges Q-tips en vend plus de 800 par seconde. Cela représente 22,5 milliards de coton-tiges Q-Tips vendus par an. Q-Tips est la marque de coton-tige la plus connue au monde. Q-Tips appartient à Unilever.

Car le bâtonnet ouaté est aussi nocif pour la santé, considéré comme un danger pour beaucoup de professionnels de la santé. Si se nettoyer les oreilles en y enfonçant un bâtonnet de coton est entré dans les moeurs il y a des années, cela fait quasi autant de temps que médecins et ORL répètent qu’il n’est ni nécessaire, ni très malin de le faire. Nettoyer la partie visible, oui. Mais sans pénétrer à l’intérieur du conduit auditif. Au risque d’enfoncer le cérumen au point d’avoir des bouchons générant eux-mêmes des infections. Sans compter les traumatismes survenus lors d’un bête « accident de coton-tige ».

Le premier rapport sur les dangers du coton-tige a été publié au début des années 70, et les avertissements se sont largement multipliés depuis. Pourtant, il demeure la cause la plus fréquente de blessure accidentelle du conduit auditif et du tympan. Une équipe américaine (université de l’Ohio) a analysé une base de données concernant une centaine d’hôpitaux US disposant d’une consultation d’urgence, et représentatifs du réseau hospitalier des Etats-Unis.

Les chercheurs se sont concentrés sur les patients âgés de moins de 18 ans examinés aux urgences ces vingt dernières années en raison d’une blessure en relation avec les cotons-tiges. Pendant cette période, quelque 300.000 enfants ont été admis pour ce motif, ce qui représente une moyenne annuelle de 18 enfants / 100.000. Les plaintes mentionnées le plus souvent étaient, une sensation de corps étranger dans l’oreille (40%) et un saignement (35%). A l’examen, la présence d’un corps étranger (30%) et la perforation du tympan (25%) ont été les diagnostics les plus fréquents.

« La plupart des blessures surviennent lorsque l’enfant tient lui-même le coton-tige en nettoyant ses oreilles », explique le Pr Jean-Jacques Baudon (Journal international de médecine). « En dépit des avertissements, ces blessures persistent. Leur prévention nécessiterait de nouvelles campagnes dirigées vers les parents et les enfants ».

Pour toutes ces raisons, le temps serait peut-être venu de bannir définitivement ces maudits bâtonnets de la salle de bain. Mais comment s’en passer pour (enfin) se laver les oreilles autrement ?

Avec un essuie

L’option pourra paraître étrange pour certains mais elle reste de loin la plus simple et écolo de toutes. Comme précisé plus haut, inutile de nettoyer les oreilles de fond en comble. Seul le « méat », entendez l’ouverture de l’oreille, mérite une petite toilette quotidienne. Ainsi, après la douche, rien de tel que de passer son essui dans le contour de l’oreille pour éliminer les traces de cérumen qui, rappelons-le, n’est pas une sécrétion sale mais un film protecteur antiseptique qui sert à limiter les risques d’infections, de démangeaisons et d’irritations douloureuses.

Les cures-oreilles japonais

S’il existe des cotons-tiges biodégradables, ceux-ci aussi risquent de disparaître avec le temps. Alors pour une version 100% écolo, on opte pour les cures-oreilles japonais, plus connus sous le nom d’oriculis. Tout droit venu du Japon, ce petit bâtonnet recourbé est fabriqué en bois, le plus souvent en bambou. En plus d’être entièrement naturel, il est surtout réutilisable et donc économique. À noter que pour l’oriculi, la règle reste la même. Ne jamais l’enfoncer trop loin dans l’oreille au risque d’endommager le tympan.

Les autres alternatives : bougies d’oreilles et spray auditif

En cas de bouchon de cérumen, il est possible d’utiliser des sprays auditifs. On en trouve avec des produits naturels, pour les enfants comme pour les adultes. Cependant, il est préférable d’utiliser ces sprays qu’à titre exceptionnel, en cas de gêne majeure ou de maladie.

Le spray naturel est l’option à privilégier, comme l’eau salée par exemple. On évitera, en revanche, les conservateurs et les gaz propulseurs. Leurs flacons nécessaires au conditionnement génèrent des déchets et rendent cette option peu écologique.

Une autre solution pour l’hygiène des oreilles sont les bougies d’oreille : issues d’une technique traditionnelle amérindienne, les bougies d’oreille servent à la fois d’outil de relaxation et d’hygiène auriculaire. La chaleur produite par la flamme permettrait de faire remonter les impuretés du conduit de l’oreille et de les éjecter au dehors. Cependant, cette technique n’est pas reconnue par les ORL pour l’hygiène de l’oreille. Renseignez-vous bien auprès de votre pharmacien avant de vous lancer dans cette technique.

Le cure-oreille

Ce petit objet peut avoir différentes formes. Mais il présente toujours à son extrémité un « grattoir » en forme de petite cuillère. Son utilisation est simple. Il permet de récolter l’excès de cérumen sans risque de bouchons.

Peu coûteux (entre 1 et 10 euros), le cure-oreille se trouve notamment en pharmacie et en magasins écologiques. Il est souvent fait d’inox ou de métal, ce qui permet de le laver facilement, pour une bonne hygiène. Il s’agit d’un achat très avantageux, puisqu’un seul cure-oreille s’utilise pendant de nombreuses années.

Comment bien se nettoyer les oreilles?

Le cérumen, ce liquide jaunâtre, n’est pas un ennemi. En quantité normale, il possède des propriétés protectrices, lubrifiantes et antibactériennes. Le cérumen est également un agent auto-nettoyant : il transporte les cellules mortes du tympan vers la sortie de l’oreille.

Un bon nettoyage des oreilles doit être léger. Il consiste à laver le pavillon de l’oreille à l’eau savonneuse, en frottant délicatement les plis de l’oreille sans entrer dans le conduit. On peut très bien adopter ce geste sous la douche. On s’essuie ensuite soigneusement le pavillon.

Lorsque du cérumen est présent à l’entrée du conduit, l’esthétique veut que l’on en retire l’excédent… idéalement avec un spray ou un cure-oreille. On évite d’utiliser un trombone ou tout autre objet insolite et on prend soin de rester au bord du conduit. Il est conseillé de se curer les oreilles 1 à 2 fois par semaine maximum.

Quant au nettoyage du conduit, il vaut mieux le laisser aux spécialistes, qui déconseillent d’ailleurs souvent l’usage des cotons-tiges. Le risque est de mal les utiliser et de pousser le cérumen vers l’intérieur de l’oreille. Avec le temps, l’accumulation de cérumen peut former des bouchons.

Considéré comme un geste anodin, le nettoyage des oreilles doit se faire avec la plus grande prudence. Il se pratique au calme, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants. Il est important de respecter une distance de sécurité avec le tympan, sans quoi il pourrait être endommagé.

# Santé # coton-tige # Cérumen # Cure-oreille # Soin des oreilles